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Galileo : l'Europe commande quatre satellites de plus, mais leur lancement attendra 2031

L'Agence spatiale européenne a annoncé le 27 octobre 2026 la commande de quatre satellites supplémentaires pour la deuxième génération de Galileo. Ce système de géolocalisation européen équipe déjà les téléphones et de nombreux services de transport. L'annonce renforce un programme industriel de long terme ; elle n'apporte pas quatre nouveaux satellites opérationnels dès cette semaine.

Un satellite Galileo de première génération sort d’une chambre d’essais thermiques en 2017. Photographie documentaire du programme spatial, sans lien avec les quatre nouveaux satellites commandés en octobre 2026. Recadrage.
Un satellite Galileo de première génération sort d’une chambre d’essais thermiques en 2017. Photographie documentaire du programme spatial, sans lien avec les quatre nouveaux satellites commandés en octobre 2026. Recadrage. Photo : ESA–G. Porter · CC BY-SA 3.0 igo, recadrage éditorial.

À retenir

  • Quatre satellites de deuxième génération supplémentaires viennent d'être commandés par l'ESA pour le compte du programme européen.
  • La flotte commandée de cette génération atteint désormais seize satellites.
  • Ces quatre unités doivent être livrées en 2031 puis lancées : elles ne sont pas encore en orbite.

Ce qui a été commandé exactement

L'ESA a annoncé l'extension des contrats existants avec Thales Alenia Space en Italie et Airbus Defence and Space en Allemagne. Les contrats additionnels ont été signés les 23 et 26 octobre, respectivement à Rome et à Ottobrunn. Les deux industriels étaient déjà chargés de fabriquer chacun six satellites de deuxième génération depuis 2021.

Le résultat est donc une commande portée de douze à seize satellites G2, et non le lancement immédiat d'une constellation neuve. Les quatre derniers appareils doivent reprendre la conception déjà développée. L'agence annonce une livraison en 2031, suivie du lancement. Les douze premiers satellites restent engagés dans leurs essais et préparatifs industriels.

Qu'est-ce que la deuxième génération change ?

Galileo est un système de navigation par satellites piloté par l'Union européenne. Il permet de calculer une position et de synchroniser des équipements grâce à des signaux transmis depuis l'espace. Son rôle dépasse les cartes sur téléphone : navigation maritime et ferroviaire, logistique, recherche et secours, agriculture ou encore référence temporelle pour certaines infrastructures.

Pour la deuxième génération, l'ESA cite des charges utiles de navigation entièrement numériques, une antenne améliorée, des liaisons possibles entre satellites et une nouvelle configuration d'horloges atomiques. Ces choix techniques doivent contribuer à la précision, à la robustesse et à la continuité du service. Ils ne signifient pas qu'un smartphone existant bénéficiera immédiatement d'une hausse mesurable de précision.

L'agence prévoit les essais des premiers exemplaires à partir de 2027 et le premier lancement G2 en 2028. Le calendrier industriel reste susceptible d'évoluer, comme pour tout programme spatial.

Pourquoi cela concerne aussi les utilisateurs français

La localisation utilisée sur les mobiles modernes combine généralement les signaux de plusieurs systèmes satellitaires compatibles. Galileo constitue la composante européenne de cet ensemble. Une flotte renouvelée permet de préparer la relève d'appareils vieillissants et de préserver l'indépendance des services de navigation.

L'ESA rappelle que la première génération représente 38 satellites construits, dont quatre non encore lancés à la date de son communiqué. Il ne faut donc pas additionner mécaniquement les seize satellites commandés aux appareils actuellement actifs pour annoncer un nombre d'émetteurs disponibles en 2026.

La photographie de couverture montre un satellite Galileo de première génération retiré d'une chambre d'essais thermiques en 2017. Elle documente la fabrication spatiale, pas les nouveaux satellites commandés cette semaine.

Sources et références

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