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Gaz : le prix repère grimpe de 6,6 % en novembre, votre facture va-t-elle suivre ?

Le prix repère de vente du gaz naturel va augmenter de 6,6 % TTC au 1er novembre 2026, selon la Commission de régulation de l'énergie (CRE). L'information peut inquiéter à l'approche des premières semaines froides, mais le chiffre ne se traduit pas mécaniquement par une hausse de 6,6 % de la facture de tous les foyers. Il s'agit d'un indicateur de référence, auquel certains contrats seulement sont liés.

Compteur de gaz communicant Gazpar installé sur une canalisation, photographié à une date antérieure. Photographie documentaire ne représentant aucune facture ni relevé de consommation du mois de novembre 2026. Jolipixel, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0 ; image recadrée.
Compteur de gaz communicant Gazpar installé sur une canalisation, photographié à une date antérieure. Photographie documentaire ne représentant aucune facture ni relevé de consommation du mois de novembre 2026. Jolipixel, Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0 ; image recadrée. Photo : Jolipixel · CC BY-SA 4.0, recadrage éditorial.

La CRE fixe son prix repère moyen pour novembre à 194,90 euros TTC par mégawattheure, contre 182,88 euros TTC/MWh en octobre. La progression est donc de 12,02 euros par MWh, soit environ 6,6 %. Ces moyennes ne sont pas des tarifs obligatoires pour les fournisseurs.

À retenir

  • +6,6 % TTC : hausse mensuelle du prix repère moyen du gaz au 1er novembre 2026, et non de toutes les factures de gaz.
  • 194,90 €/MWh TTC : nouveau repère moyen établi par la CRE pour les consommateurs résidentiels, toutes catégories confondues.
  • Offres indexées : certains contrats suivent ce prix repère et peuvent donc répercuter la hausse suivant leur formule contractuelle.
  • Prix fixes : le prix du kilowattheure prévu au contrat ne suit pas automatiquement cette variation pendant la période garantie.
  • 12 € TTC : impact moyen mensuel estimé par la CRE pour les ménages dont l'offre est indexée, pas une somme identique pour chaque foyer.

Pourquoi le chiffre augmente-t-il en novembre ?

Depuis la fin des tarifs réglementés de vente du gaz en juillet 2023, la CRE publie un repère mensuel pour aider les particuliers à situer leurs offres de marché. Ce repère agrège la fourniture du gaz, les coûts de réseau et de stockage ainsi que les taxes. Il ne remplace pas le contrat du consommateur et ne peut pas être souscrit en tant que tel.

La hausse annoncée au 1er novembre provient de la composante approvisionnement, c'est-à-dire du prix d'achat du gaz sur les marchés. La CRE explique qu'elle reflète les cotations plus élevées constatées en septembre par rapport à août. Les autres composantes retenues pour le calcul de novembre ne changent pas à cette échéance.

En octobre, le prix repère moyen était déjà monté de 6,3 % TTC. Avec novembre, deux mouvements mensuels successifs se cumulent. Cela ne signifie pas que chaque fournisseur a augmenté ses tarifs exactement deux fois, ni que l'évolution des marchés futurs est certaine.

Quels foyers paieront davantage ?

Pour savoir si la hausse vous concerne, regardez le type de prix indiqué dans votre contrat. Une offre à prix fixe protège en principe son prix de l'énergie pendant la durée prévue, selon les conditions contractuelles. Ce n'est pas forcément une garantie que le montant total de la facture ne changera jamais : abonnement, taxes, consommation réelle et modalités de révision doivent aussi être vérifiés.

Une offre dite indexée au prix repère comporte une formule qui dépend du repère de la CRE. La hausse peut alors se répercuter sur son prix du gaz. D'autres offres sont indexées sur des références différentes, ou laissent au fournisseur des conditions de révision spécifiques. Le nom commercial de l'offre ne suffit donc pas : recherchez la formule de prix dans la fiche d'information et le contrat.

La CRE a évalué à environ 12 euros TTC la hausse moyenne d'une facture mensuelle pour les consommateurs dont l'offre est indexée au prix repère. Un logement peu consommateur, un foyer chauffé au gaz ou un contrat avec une autre structure de prix ne produiront pas exactement ce montant. La consommation joue un rôle aussi important que le tarif unitaire.

Un prix moyen ne remplace pas le prix du kilowattheure

Le chiffre de 194,90 euros par MWh correspond à un prix repère moyen, pour une consommation résidentielle type. Sur la zone de GRDF, la grille de novembre publiée par la CRE distingue notamment un profil « cuisson et eau chaude » et un profil « chauffage », avec des prix du kilowattheure TTC différents.

Pour un ménage se chauffant au gaz, cette grille affiche en novembre une valeur moyenne de 0,15760 euro TTC/kWh, hors particularités locales de réseau et de consommation. Le repère « cuisson et eau chaude » est de 0,19027 euro TTC/kWh. Comparer les deux sans tenir compte du profil et de l'abonnement peut conduire à une fausse conclusion.

Le bon indicateur personnel reste le coût annuel estimé pour votre consommation en kilowattheures, abonnement compris. C'est aussi la raison pour laquelle un pourcentage moyen, même exact, ne permet pas de prédire la prochaine facture d'une adresse précise.

Comment comparer sans se tromper ?

Commencez par relever votre consommation annuelle sur la dernière facture et distinguez le prix du kilowattheure de celui de l'abonnement. Comparez ensuite plusieurs offres avec les mêmes hypothèses de consommation et vérifiez l'indexation, la période de garantie du prix, les frais éventuels et le service client.

Le comparateur du médiateur national de l'énergie, accessible sur energie-info.fr, est indépendant des fournisseurs. L'organisme conseille notamment de comparer régulièrement les offres et de privilégier la transparence des références de prix. Un contrat présenté comme « moins cher » aujourd'hui peut évoluer différemment au fil des mois.

Ce qu'il faut retenir avant de changer de fournisseur

La hausse de novembre est réelle et documentée, mais il serait incorrect d'annoncer que « le gaz augmente de 6,6 % pour tout le monde ». La CRE décrit un prix repère, pas un tarif uniforme imposé au marché. Pour mesurer l'effet sur votre facture, c'est votre contrat, votre profil de consommation et la formule de révision qui décident.

Sources

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