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Steam Next Fest octobre 2026 : plus de 7 000 démos, et un dilemme pour les jeux indépendants

Détail d'une Steam Deck, console portable liée à l'écosystème Steam
Détail d'une Steam Deck, console portable liée à l'écosystème Steam. Photographie d'illustration. Crédit photo : Liam Dawe/GamingOnLinux, CC BY-SA 4.0. Image recadrée.Photo : Liam Dawe/GamingOnLinux · CC BY-SA 4.0

Une semaine pour essayer gratuitement des milliers de jeux PC qui ne sont pas encore sortis. Le Steam Next Fest a ouvert le 19 octobre et se termine le 26 octobre 2026. L'événement est devenu immense, au point que la question n'est plus seulement de trouver une démo intéressante, mais de réussir à la repérer.

D'après le relevé de SteamDB relayé le 20 octobre par GamingOnLinux, environ 7 164 démos participent à cette édition. Le total affiché peut varier selon la langue, les filtres et les mises à jour de la sélection. Il ne faut donc pas le confondre avec un décompte officiel définitif de Valve.

Une vitrine gratuite, pas une période de soldes

Le principe du Next Fest est simple : les studios mettent à disposition une version jouable d'un titre à venir, tandis que les joueurs peuvent regarder des présentations et échanger avec les équipes. Essayer une démo ne revient pas à acheter le jeu.

La page de l'événement propose plusieurs façons de trier cette masse de nouveautés : genres, thèmes, nombre de joueurs, prise en charge des manettes, plateforme ou langue. On peut également masquer un jeu qui ne nous intéresse pas et ajouter un autre titre à sa liste de souhaits pour suivre sa sortie.

Valve commence l'événement avec une grande part des sélections affichées aléatoirement, puis prévoit de personnaliser davantage les recommandations à partir de mercredi. Cela donne une petite fenêtre pour explorer autrement que par les titres déjà populaires.

Quand l'abondance complique la découverte

Plus de 7 000 démos, c'est une excellente nouvelle pour les curieux. C'est aussi un problème concret pour un petit studio : même avec une bonne idée, il faut désormais attirer l'attention au milieu de milliers de propositions.

GamingOnLinux souligne cette difficulté dans sa couverture du lancement. De son côté, PC Gamer évoque une sélection particulièrement encombrée et les inquiétudes autour des productions assemblées très rapidement à l'aide d'outils d'intelligence artificielle.

Il faut toutefois éviter le raccourci facile. Un jeu qui déclare utiliser l'IA n'est pas automatiquement une copie, et le nombre de titres inscrits ne dit rien, à lui seul, de leur qualité. Les critiques portent sur la visibilité, l'originalité et la difficulté de distinguer les projets, pas sur une preuve que toutes ces démos seraient mauvaises.

Un éditeur a même renoncé à sa démo publique

Le 16 octobre, Alliance Arts a annoncé l'annulation de la démo publique de Drunken Goddess Reflux, prévue le 19 octobre, jour d'ouverture du festival.

L'éditeur avance deux raisons précises. D'abord, il estime ne pas pouvoir faire respecter correctement les restrictions qu'il envisageait sur le partage de vidéos et les diffusions du jeu. Ensuite, il craint que sa présentation ou son gameplay soient rapidement imités avec des outils d'IA ou d'autres moyens avant la sortie commerciale.

Le jeu n'a pas été annulé. Alliance Arts prévoit à la place des sessions de test fermées, avec des participants sélectionnés qui devront accepter des règles de participation.

Cette décision prouve qu'un éditeur a choisi de limiter l'accès anticipé à son jeu. Elle ne prouve pas qu'une copie de Drunken Goddess Reflux existe déjà, ni que l'IA aurait effectivement permis de le plagier.

Le contraste est frappant : un festival conçu pour rendre les futurs jeux visibles coïncide avec la décision d'un studio de montrer moins largement le sien.

Comment profiter du festival sans passer la semaine à faire défiler Steam

La meilleure façon de parcourir cette édition est probablement de partir de ce qu'on aime jouer, pas seulement des grandes bannières. Filtrer d'abord par genre ou par coopération, vérifier la langue et la compatibilité avec sa machine, puis tester quelques démos plutôt que d'en installer vingt d'un coup.

La liste de souhaits sert ensuite de pense-bête pour les jeux qu'on veut retrouver à leur sortie. Les diffusions des développeurs permettent aussi de voir une proposition en mouvement avant de télécharger quoi que ce soit.

Le Next Fest reste l'un des rares moments où l'on peut découvrir autant de projets encore en développement sans payer. Son succès pose maintenant une autre question : comment aider les bons jeux, notamment les plus petits, à ne pas disparaître dans la foule ?

Sources et références

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